Ufo Pulsations DVD + CD reviews

Fasc!nesh!on (december 2006)

« Deux vidéos, extraites du Dvd (tirage limité à 299 exemplaires) orchestré par V-Atak nous présentant le travail de différents artistes, dont Tzii, Toff, RKO, Cybunk, Stere-o-Pathe + K-Ro and more, avec pour liens la musique ambiant-indus d’HIV+, d’un rythme cardiaque paisible et urbain, entre chiens et loups.

Des visuels peu enclins au « politiquement correct » , mettant carrément mal à l’aise pour certains, nous déclinent en différentes tonalités la nature humaine, les interdits, des futurs merveilleux ou angoissants, le pêché, le projet SETI, le symbolisme saturé aux hormones.
Cinq visions (un peu plus avec les bonus) à décrypter et à découvrir rapidement, attention il n’y en aura pas pour tout le monde…
L’expérience a peu de chance de vous laissez indifférents. »

Jim Nastik

D-Side (july 2006)

Phosphor issue 121 (july 2006)

The project HIV+ has been around in the rhythmic industrial scene for a couple of years now. DJ Pedro aka Havoc started to release music under the banner HIV+ in the year 2000, which resulted in several albums on Devine Comedy (for instance Hypnoise movement, Abstract & harsh iron works and Censored Frequencies & other mystic territories), Nein Rec. (Hypnoise movement & harsh ironworks) and Black Flames Records (Rotten beat manifesto).
His second release for the French label 3Patttes (after the output Interferencias) contains a CD as well as a DVD. The CD contains three tracks by HIV+ and ten remixes by artists related to 3Patttes.
Some of the tracks are built around hypnotizing dark rhythms, whereas other pieces are ominous soundscapes larded with (airspace) samples.
Remixers such as Liquid Sphere, Dell Tree, Human Flesh and Final Cut capture the original atmosphere very well, nevertheless add their own interpretation. Planetdol deliver an even more organic contribution and TZii come up with a mechanical rhythmic approach. All in all a nice coherent collection of industrial songs. »

Convulsions sonores (july 2006) Axess Code (september 2006)

« Période d’intense activité pour Pedro Peñas y Robles aka HIV+, avec notamment la sortie de ces pulsations d’une autre galaxie, essentiellement composée de planètes audiovisuelles où l’expérimentation et une certaine radicalité règnent indiscutablement.

Le CDR démarre sur un trio original de l’invité d’honneur de nos peuplades (?) extraterrestres: « Anywhere out of my mind », ambient crépitant déjà présent dans une version quelque peu différente sur « Censored frequencies », « Liquid skies », le plus rythmé des trois, de la remarquable famille de « Contraction » ou du remix réalisé pour Bak XIII (beat mécanique hypnotique et point trop rapide, saturation, atmosphère inquiétante…), et « Pulsar 23″, certainement composé quelque part entre notre planète et cette autre galaxie, dépaysement spatial, froid et hanté, un peu de ce vide si lointain magnifié par Kubrick, avant que notre espèce ne soit dépassée par sa création.

Puis vient le temps des visites extraterrestres, des bouleversements électro-génétiques.

Liquid Sphere convoque la vie microscopique qui le compose et emplit l’espace vital d’ »Anywhere out of my mind ». Subliminal et incertain, artisan d’une détente sur le fil du rasoir, à l’affût de vos variations émotionnelles.

Dell.Tree suit, manifestement raccordé au même organisme, mais pour une mutation mettant encore plus à mal nos certitudes. La vie microcosmique rejoint le macrocosme, se densifie, remonte la moelle épinière et pénètre les neurones. Déconstruction, apologie d’une altérité improbable.

Human Flesh – ne vous laissez pas abuser par cette appellation éminemment non contrôlée : un emprunt, pire, une imposture visant d’autres mutations – la technologie s’en mêle pour des impressions davantage cybernétiques, adoucies par un violon synthétique.

Puis surgit Sizzle, qui se saisit de « Pulsar 23″ pour de progressifs mais réels travestissements, nous plongeant encore un peu plus dans une aliénation où l’intelligence artificielle a pris le pouvoir, au fin fond du grand vide, pour accélérer en un saississement ultime par le froid.

Mais l’organisme ainsi perverti n’est pas éteint : du fait même de cette perversion bien ancrée et de l’existence de la forme de vie autonome, Planetaldol la conduit pour un voyage manifestement sans retour, en écarquillant le sens auditif de l’entité, nous donnant un aperçu du faux silence de ce biotope ahurissant, en fait habité d’une symphonie de bruits fondus.

Tzii s’attaque alors à « Liquid skies », en concasse l’ossature, la recompose, fait une pause, reprend, surprend par l’irruption d’un échantillon de notre orient, développant une troublante esthétique de la rupture.

Giscard le survivant, assemblage de cellules qui muta certainement au contact de notre planète, et plus précisément de notre pays, dans la seconde moitié des années 70, hérite du même organisme dans une optique chirurgicale dont la logique lui est propre. Opération à circuits ouverts, mais les bactéries s’en mêlent : infection noise-ocomiale… souhaitée par l’opérateur cellulaire !

Atrabilis Sunrise, nouvelle dimension. Zoom sur la multiplicité de formes de vie des pulsations de l’O.V.N.I. que vous ne pouviez soupçonner. Avancée lente mais certaine, torturée mais structurée. Une multitude de focalisations instantanées illustrent un mécanisme encastré dans le vivant…

« Pulsar 23″ a entre-temps terminé son périple, malmené lors de cette avancée dans la symphonie de bruits fondus. Finalcut accueille ce qu’il en reste et le soumet à des expériences micro-électriques le destinant à un dernier stade de décomposition hybride, non achevée, pour une vie végétative où sa conscience ne nous est plus accessible.

Enfin, c’est « Anywhere out of my mind » qui donne à voir la fin de son parcours, boosté au plutonium concentré à la sauce d’ Iloj Tone, se vrillant en convulsions, démonstration d’un sadisme supérieur au précédent expérimentateur sur le sujet. Il y a extraction de souvenirs auditifs enfouis, grâce au traitement de choc subi. La déstructuration met un terme au cobaye. Même au diagnostic, un compteur Geiger n’y survivrait pas.

Vient ensuite le DVD et ses habillages d’images, consistant non plus à revisiter l’essence des morceaux, mais à porter son dévolu sur telle ou telle pièce d’ HIV+ pour lui offrir une dimension supplémentaire, basée sur le stimulus visuel. Les formes de vie ayant opté pour cette approche se sont notamment penchées sur certaines démarches proprement humaines, qui les auront sans nul doute interpellées…

Avec « Une chienne andalouse », Tzii, de retour, choisit un paradoxe travaillant déjà basiquement notre espèce, celui de l’opposition entre une certaine austérité de la religion et des approches comportementales non sans lien avec notre instinct de reproduction et qui, très relativement, sont parfois rangées sous le concept de perversion. Une institution patriarcale face à l’incarnation forcément féminine du désir, le noir versus le rouge. Thématique obsessionnelle pour une mise en exergue de l’ordre du clip.

L’entité Toff ensuite, avec « Point exe », marqué par des attitudes que nous rattachons successivement à la pire folie ou au pire rationalisme, présente un zapping saturé de la cruauté de l’humain envers les animaux dont il se nourrit, via son industrie agroalimentaire notamment, ainsi qu’envers ses congénères, dans des mises à mort plus ou moins institutionnalisées. Le tout entraîne évidemment une sensation de malaise exacerbé, et l’on ne peut que déconseiller cette mise en perspective sans complaisance et cohérence, mais éprouvante, aux personnes sensibles…

RKO, prévoyant, avait échantillonné le gène de « Pulsar 23″, à partir duquel il construit sa projection mentale barrée, un vrai court-métrage de l’ordre du fantastique évoluant tout en lenteur, l’apesanteur subjective du début, au sein de blancs mais sombres couloirs, laissant à mi-chemin la place à une projection externalisée. Une de ces machines douées de raison a bel et bien décidé d’expérimenter sur un humain, de le sonder, de le soumettre… de l’habiter ?! Fascinant, mais à qui le tour ?

Quatrième élément de la série, la vision « Erased » de Cybunk nous ramène vers un abstrait examen de notre matière civilisationnelle et chimique immédiate, dans une déclinaison de quiétude inquiétante, le calme de la tempête. Certainement le plus conceptuel, le moins descriptible…

Pour terminer, « 00,1 % ex echo », de Stérépathe + K-Ro, offre à ses spectateurs une illustration SF évoquant inévitablement les flux interplanétaires ainsi établis, un genre de collage nous susurrant que rien ne sera plus comme avant.

Afin de revenir dans une réalité dimensionnelle qui se manifestera de prime abord via notre lecteur DVD, signalons la présence d’un certain nombre d’infos et de bonus sur ce second support, et notamment une piste DVD supplémentaire qui doit conserver sa vocation de surprise, ainsi qu’un petit aperçu du travail d’un ultime mutant nommé Nuvish, dessinateur intergalactique à l’origine de l’étrange jaquette de cet objet hors normes.

Miqrob

La Gouttière (july 2006)

« Univers : Ambient > indus teinté d’electro

Cette initiative du label 3Patttes (avec trois « T » pour mieux trotter) est en fait une compilation de titres d’HIV+ remixés par maintes entités. Elle contient également trois titres originaux par Pedro Penas y Robles d’HIV+ qui ouvrent le disque, annoncé comme un EP malgré son supplément DVD et sa bonne heure dix de son.
On nous indique également que ce projet a mis un an pour voir le jour, que les sons d’HIV+ sont inspirés par la NASA, les OVNI et le projet SETI (recherche de vie extraterrestre). Que d’abréviations pour ce disque amputé des ordinaires sons electro / indus plus harsh d’HIV+, qui livre ici – remanié par une dizaine de projets gravitant autour de 3Patttes Records – un disque globalement ambient. Sur cette toile de fond viennent se greffer moult sons étranges, faisant office de manifestations extra-terrestres avec une certaine pertinence, samples de voix lointaines, bibip bibip et autres bidouillages électroniques. On constate que la plupart des groupes a fourni un travail assez similaire, résultant de cette inspiration galactique ; le disque est très (voire trop) homogène, et s’il peut nous arracher assez facilement un mouvement de tête frénétique avec « Liquid Skies » (track originale créee en 2005), la suite s’avère beaucoup plus calme et imprégnée d’ambiances spatiales, en une sorte d’apesanteur sonore (essayez de visualisez un cosmonaute se déplaçant laborieusement sur la lune, convertissez cette donnée en son et vous verrez mieux de quoi il retourne).
Le challenge est assez bien relevé, il l’aurait été encore mieux si le packaging avait également participé. On se retrouve ici avec une pochette zarbi certes, mais n’ayant manifestement à trait que de loin à la question – à moins qu’il ne s’agisse d’une espèce extraterrestre ayant elle aussi découvert le mécanisme de la roue, et essayant sans succès de remplacer cette dernière présente jadis à l’arrière du moyen de locomotion utilisé par une noix génétiquement modifiée servant de refuge à l’entité, à la manière d’un bernard-l’hermite.
Le DVD propose quant à lui 5 clips sur fond de HIV+ bien entendu, réalisés par le collectif VidioAtak. On peut y voir entre autre une demoiselle arborant une culotte noire tamponnée d’une croix blanche, des mutilés de guerre, une station spatiale en orbite et une séquence dans les coulisses d’un abattoir. Le DVD comporte aussi une bio complète du groupe, sa discographie et pas mal de photos prises lors de concerts. Un petit plus quoi.
En résumé, je dirais que même si elle ne m’a pas totalement accroché, UFO Pulstations est une initiative louable, qui ravira sans nul doute les amateurs car assez bien fichue et tout de même dense bien que la musique proposée soit assez minimale et répétitive. A mon avis – et surtout à mon goût – le disque ne fera pas date, d’où la sévérité de ma note. On en a tout de même pour son argent, d’ailleurs si ça vous intéresse, c’est ici que ça se passe : http://3patttes.free.fr/news.htm
Cette production étant limitée à 299, il faut vous dépêcher… »

Mugin

The French Touch (july 2006)

« A partir de trois titres du DJ franco-espagnol HIV+ l’aventureux label 3Patttes s’est lancé dans la publication d’une oeuvre ultra limitée (299 exemplaires seulement) comprenant un CD et un DVD. Sur le CD on trouve dix remix des morceaux de HIV+ réalisés par les amis du label, qui ont l’habitude d’orbiter dans sa sphère d’influence. Sur le DVD les vidéastes du label V-ATAK se sont inspirés de la musique d’HIV+ et ont concocté un film cosmo-planant étrange et dérangeant.

Sur ses trois morceaux, HIV+ s’éloigne de son style habituel et nous livre une performance plus ambiante, plus éthérée que d’habitude, à l’image du concept science-fictionnesque qu’aborde ce recueil. Les remix suivent le même chemin, instaurant chacun à leur façon une atmosphère spatiale plus ou moins marquée. Inspiré par le projet SETI (recherche de vie extraterrestre), l’esthétique du coffret s’illustre dans la musique, mais également dans la pochette, qui personnellement m’évoque le jeu vidéo X-COM, ce qui ne me rajeunit pas. La vidéo développe le concept et là aussi les VJ ont donné dans le minimalisme futuriste, mêlant images de synthèse et archives, poussant par leurs images pas toujours du meilleur goût des idées de libération et de révolte. Le tout ne concernera pas tous les publics (ne serait-ce que les vidéos, interdites aux âmes sensibles) mais intéressera les fans de HIV+ souhaitant découvrir la face dark ambiant du personnage. »

Ptit Boy

Le Fantastique (june 2006)

« Lancé à l’initiative des excellents Planetadol / Finalcut, 3 patttes fait partie de ces labels CDr volontaristes qu’il convient de garder à l’oeil. C’est grâce à lui que nous avions découvert, il y a peu, les atypiques Chopstick Sisters (L’Une Bouge, L’Autre Pas) et que nous retrouvons aujourd’hui, avec toujours autant de plaisir, un talent davantage confirmé de la scène indus. Renonçant temporairement (?) au format mini-cd (3 pouces) qui a donné son nom au label, le nouveau H.I.V+ nous parvient sous la forme d’un double CDr/DVDr qui apparaîtra également quelque peu surprenant pour les fans de DJ Pedro… Musicalement, l’empereur franco-espagnol du harsh noise s’illustre en effet, pour cet UFO Pulsations intriguant et fourmillant, dans un registre davantage mid- (voire slow-) tempo flirtant avec les rives de l’electronica-ambient (finalement pas très éloigné des susmentionnés Planetadol), nous démontrant avec brio qu’il sait aussi la jouer en finesse pour la placer dans la lucarne (les efforts que je fais pour être d’actualité, je vous raconte pas…). L’exercice est pourtant de courte durée: 3 titres originaux pour pas moins de 10 remixes signés par d’autres membres de la familles des indus-bizarroïdes (Giscard le survivant, Liquid Sphere, (Dell.Tree), Human Flesh, Sizzle, Tzii, Atrabilis Sunrise, Iloj Tone ainsi que, bien entendu, Planetadol et Finalcut). Ainsi, outre le talent de chacun, ce nouveau H.I.V+ surprendra avant tout par la cohérence de ces 13 titres (tous enchaînés) pour nous convaincre définitivement (si besoin était encore) que la France constitue bien une terre d’accueil pour une scène indus regorgeant de talents variés et que DJ Pedro en est un des hérauts. Talents qui ne sont d’ailleurs pas cantonnés dans le registre sonore puisque 3 patttes collabore pour l’occasion avec le label audio-visuel V-ATAK pour 5 courts (mêlant imagerie numérique, prises vidéos et « emprunts » d’images documentaires ou d’actualité) qui donnent une nouvelle dimension à l’expérience sonore et à ce travail corporatiste en y distillant la rumeur d’une révolte (contre le totalitarisme) et le souffle d’une liberté à conquérir (La chienne andalouse). A se procurer avant la fin du monde (l’objet est limité à 299 copies). »

J.C.

RED NEON (june 2006)

« another masterpiece.
The dvd is well-done, disturbing sometimes, very good soundtrack, spooky, gloomy,…About the cd it is the ideal companion when your dvd player fucked up. For a good apreciation, play it LOUD. »

Patrick Parent

FROM DUSK TILL DAWN (june 2006)

« Pedro Penas y Robles, aka Havoc, le cerveau malsain qui accouche de l’univers bizarroïde purulent d’HIV+, est un puriste, on l’a déjà vu, on l’a déjà dit. Il fait de la musique en artisan et n’hésite pas à sonder chaque vice, chaque silence, pour en extirper la vérité, toute humaine qu’elle soit. C’est aujourd’hui un DVD+CD set limité à 299 copies qui voit le jour sur 3Patttes, label pour lequel il réserve la part la plus obscure et calme de son ouvrage. En l’occurrence, UFO Pulsations est un projet qui vous plonge direct dans les couloirs macabres d’une station spatiale abandonnée… Brrr ! Moins trash que ses habituelles sorties, et ce pour notre plus grand plaisir, HIV+ fait ici dans l’ambient minimaliste hermétiquement opaque et futuriste. Très étrange, délicieusement sombre et prenant, très abouti, le CD nous apportera tout ce qu’il faut de fausse paix intérieure, pour ne pas dire d’angoisse feng-shui… Trois titres originaux du monsieur et 10 remixes par, entre autres, Planetaldol, Liquid Sphere, TZii, Giscard le Survivant, Atrabilis Sunrise… viennent construire cet astéroïde à densité d’étouffe chrétien, c’est-à-dire d’une homogénéité bien compacte et qui laisse bien le temps aux éléments traumatiques de se mettre en place. Et bien oui, rien de bien dynamique ici, mais le concept est là, et la qualité sonore bien sûr, tant au niveau de la composition que du mastering, le jouet d’un puriste on vous a dit ! Le DVD, quant à lui, est à considérer comme un bonus, dans le genre plus amateur mais qui a le mérite d’exister. Outre le menu un peu simpliste et tâché d’une grosse coquille (UFO PULSATIONS devient UFO PUSATIONS), outre la « Chienne andalouse » qui semble agrémentée de quelques notes de la BO du Seigneur des Anneaux mais qui n’est vraiment pas intéressante, outre le très windowsien « Erased » et le ridicule/second degré (rayer la mention inutile) « Starwarsien » 00,1% Ex Echo, on mettra un bon point à « Point exe », gore mais tripant dans son côté évolutif et porteur d’un message fort (sur les exécutions donc) et un bon point également à « Pulsar » qui, s’il touche au thème basique X-files, est sûrement le plus réussi techniquement. Attention public averti only ! »

Dawn

SOTHZINE 4 (june 2006)

« UFO pulsations is a double CD/DVD release by 3patttes records. The DVD contains six videos, produced by the V-atak label, they are mostly interesting (well all of them except one). Back to the CD which contains three tracks by HIV+ and 10 remixes by a plethora of artists related to the label 3patttes. The three original HIV+ tracks are constituted of sets of repetitive rhythmic noises. The remixes keep this structure, making it more or less ambient depending on the artist who is behind it. Generally the industrial machine-like sound is kept very close, however it doesn’t seem to be a handicap as every track roams on a different field creating different emotions. Sounds produced range from sci-fi to old machine rooms ambiences to more abstract soundscapes. »

Analog-plénum (may 2006)

« Quel est donc cet étrange objet venu des confins de l’espace, qui va changer votre image du virus nommé HIV+ et du petit label « 3 patttes », qui prouve avec cette production, pour ceux qui en douteraient encore, qu’il est loin d’être bancal. Il faut donc commencer par oublier ce que vous connaissez de la musique de Monsieur HIV+, pour vous diriger vers la face cachée, son côté obscur et mystérieux. N’attendez pas une suite au « Rotten Beat Manifesto ». Ici, pas de rythmiques mais des pulsations, issues de l’univers infini et inquiétant. Cet univers qui regorge d’aliens en tous genres et de secrets encore plus grands. A quoi ressemblons-nous vus d’ailleurs ? A quoi ressemblent les hommes qui se propagent sur la planète comme un fléau, une gangrène ? Un début de réponse dans le clip « .exe ». A partir de quelques travaux dark ambient de HIV+, non sans rappeler messieurs Lustmord et Lagowski et des projets tels que SETI et ARECIBO, les 2 leaders de 3 Patttes et une bande de chercheurs (Liquid Sphere, Planetaldol, Giscard Le Survivant, Tzii, (dell.tree), Human flesh, Sizzle, Atrabilis Sunrise, Final Cut et Iloj Tone) dissèquent, analysent et recombinent des versions génétiquement modifiés du virus extra-terrestre. Le résultat est étonnant, surprenant et plutôt angoissant, une véritable pandémie. Aux travaux sonores s’ajoutent le visuel. D’abord l’artwork avec une couverture signée Nuvish, puis les clips réalisés par le collectif V-Atak, mineurs et âmes sensibles s’abstenir ! La violence des images de « .exe » se justifie par son thème qui n’est qu’un des effroyables aspects de l’être humain et de son sens de « l’humanité ». Une vidéo très éloquente. « Pulsar 23″ est d’une réalisation excellente et très pointue, genre SF/anticipation, et là je tire ma révérence. Mais je ne vais pas tout révéler et plutôt vous conseiller de vous penchez sur l’affaire « UFO Pulsations ». Vous découvrirez rapidement qu’au fur et à mesure de vos investigations, vous ne pourrez plus décrocher… Attention, il n’y en aura pas pour tout le monde !!! »

Khylvyh